samedi 24 mai 2014

Fête des mères... Fête des livres !

Minuit sonne. Paquet en vue. Un, deux, trois... GO !

Un bon cru ! La fête des mères devrait être décrétée tous les dimanches ! Merci à mon chéri qui observe bien ! 


Le premier une valeur sûre :


Présentation :

Les clowns vous ont toujours fait peur ?
L'atmosphère des fêtes foraines vous angoisse ?
Alors, un petit conseil : ne vous aventurez pas sur une grande roue un soir 
d'orage...
Mêlant suspense, terreur, nostalgie, émotion, un superbe King dans la lignée de Stand by me.



Le deuxième un coup de cœur que j'avais repéré lors d'un passage en librairie, autant pour la surprenante et atypique couverture, très agréable au toucher, que pour le premier chapitre, signée les éditions La belle Colère (alias, éditions Anne Carrière) :




Présentation :

New York, hôpital Hilltop. Richard Casey aura bientôt 18 ans. Comme tous les adolescents, il voudrait faire la fête, draguer, s'envoyer en l'air, tomber amoureux, danser, fumer, boire, et tout recommencer.

La différence, c'est que Richard sait qu'il ne fêtera jamais ses 19 ans. Il est un peu plus pressé que les autres et, pour vivre fort, il lui faut déjouer les pièges de tous ceux qui préféreraient le voir vivre un peu plus longtemps. Heureusement, Richard a de la ressource, du courage et un solide sens de l'humour. Alors il va ruer dans les brancards. Et si Dieu le déteste, il est prêt à rendre coup pour coup.

Vous n'êtes pas près d'oublier Richard Casey, comment il mena une révolution contre le corps médical, se glissa dans les draps de la jolie fille de la 302, réussit une évasion périlleuse avec la complicité d'un oncle dysfonctionnel, évita de tomber sous les coups d'un père vengeur, et joua finalement son destin au poker, dans un des plus beaux bluffs jamais montés contre le sort.

Et soudain tout change, Gilles Legardinier.


Chez Fleuve noir, sorti en octobre 2013

  
Présentation de l'éditeur :

Camille et ses amis se connaissent depuis la maternelle. Leur dernière année de lycée les a enfin tous réunis dans la même classe. À quelques mois du bac, en compagnie de sa meilleure amie, Léa, d’Axel, Léo, et toute sa petite bande, la jeune fille découvre joyeusement la vie. Tous se demandent quel chemin ils vont prendre. Ils ignorent encore que d’ici l’été, le destin va leur en faire vivre plus que dans toute une vie. Du meilleur au pire, avec l’énergie de leur âge et leurs espoirs, entre convictions et doutes, entre illusions et réalité, ils vont expérimenter, échanger et affronter. Leur histoire est la nôtre. Bienvenue dans ce que nous partageons de plus beau et qui ne meurt jamais…

 Ma note : 5/5


Mon avis :

 
« Et soudain tout change, de Gilles Legardinier ? Si vous ne voulez pas rire, si vous ne voulez pas ressentir des émotions, si vous voulez continuer à être cynique et sans vie, eh bien ce livre n’est pas pour vous ! Ce roman est un vrai régal ! Allez au boulot Monsieur Legardinier, debout une heure plus tôt pour nous écrire un prochain grand huit émotionnel ! P.S : si vous avez une vieille harpie comme voisine, offrez-lui, elle deviendra meilleure ! »



Finir un Legardinier, c’est savoir à l’avance qu’il va falloir faire le deuil des personnages de son nouveau roman. Autant vous dire que c’est tout un rituel : une plaquette de chocolat, ou une tasse fumante de cacao pour moins culpabiliser, une boite de Kleenex (ainsi que prendre des actions dans le groupe, sinon je vais finir ruiné !). Et si dans ma PAL, je n’ai pas un roman pressenti comme un bon palliatif, il n’y a plus qu’à sauter dans la voiture, direction la librairie. Et si par malchance, c’est dimanche et bien, il ne reste plus qu’à maudire cet immonde auteur qui nous met les émotions en pelote !


Tout cela pour vous annoncer que son dernier roman est un vrai bonheur de lecture, on passe du rire aux larmes en l’espace de deux paragraphes, et aussi naturellement qu’une respiration. Il y a une telle sincérité et un tel réalisme, ne serait-ce que dans la construction même des dialogues que l’on plonge dans l’univers de ces jeunes adultes en devenir : d’obtenir leur bac, de grandir, d’aimer, de souffrir, de pleurer, de rire, de délirer. Je ne pouvais donc pas faire une chronique figée dans le conformisme attendu ! Alors je jette mon ressenti, là, sans honte et sans formalité d’usage.


Les personnages sont immenses en émotions, aucun des principaux n’y échappe et chacun à une place attitrée pour vriller le cœur du lecteur au moment où ce vilain Legardinier sort sa baguette en direction de la page blanche ! Même le personnage en retrait que l’on avait à peine entrevu, finit par vous coller deux baffes en plein milieu d’un passage ! C’est vraiment traître ça !


J’ai ri si fort et si spontanément, un nombre de fois incalculable, que mes enfants m’ont demandée plusieurs fois : « Que lis-tu ? ─ Oh ! Le dernier Legardinier, il est génial ! Mais il est trop bien pour toi, en plus il pourrait te donner des idées ! ». D’ailleurs, je recommande vivement de cloner un Tibor dans chaque bureau, classe, entreprise, la vie serait tellement plus belle !


Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est son meilleur roman, mais visiblement, Monsieur Legardinier est comme le bon vin, il vieillit bien ! Je trouve que sa plume s’affirme et c’est pour notre plus grand bonheur !


Léa, Camille, Tibor, Axel, Léo, Manon, Antoine, Louis, Eva, M. Rossi, Lucas, Zoltan, Flocon… et tant d’autres, vont me manquer. Ils ont tous été magnifiés par une écriture fluide et visuelle qui telle un très bon film vous emporte pour quelques heures, trop courtes, de plaisir.


Voilà mon ode est faite, sur le vif, et vous êtes rajouté à la liste des personnes à rencontrer, avant de voir Dieu et lui balancer une liste longue comme dix fois le périmètre de la terre.


vendredi 16 mai 2014



Bonjour,

Je suis très prise en ce joli mois de Mai avec les compétitions de l'écurie familiale, mais je lis toujours autant et j'espère trouver le temps ce week-end pour vous faire les chroniques de quelques-uns d'entre eux.  

Je peux déjà vous dire que j'ai adoré LUCIDES, sortie chez R et je vous conseille de vous jeter dessus comme un affamé qui n'aurait rien lu de sympa depuis des semaines ! 

Sinon, je ne pouvais faire autrement que de prendre le temps de vous informer d'une fabuleuse nouvelle : 

SI JE RESTE, de Gayles Forman, chez PKJ, va sortir en film le 3 septembre 2014 !





vendredi 25 avril 2014

Belle époque, Elizabeth Roos. Chronique YA.

Chez R, sorti le 14 novembre 2013





Présentation de l'éditeur : 


« Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d'emblée plus attirante. »
Lorsque Maude Pichon s'enfuit de sa Bretagne natale pour échapper à un mariage dont elle ne veut pas, elle monte à Paris, ville-lumière en ébullition à la veille de l'exposition universelle de 1889. Hélas, ses illusions romantiques s'y évanouissent aussi rapidement que ses maigres économies. Elle est désespérément à la recherche d'un emploi quand elle tombe sur une petite annonce inhabituelle : « On demande de jeunes filles laides pour faire un ouvrage facile. » L'Agence Durandeau propose en effet à ses clients un service unique en son genre : le repoussoir. Son slogan ? « Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d'emblée plus attirante. » Étranglée par la misère, Maude postule...
Monsieur Durandeau a déjà amassé une petite fortune grâce à sa riche clientèle, et quand la Comtesse Dubern vient chercher une compagne pour Isabelle, sa fille aux idées bien arrêtées, Maude est immédiatement choisie comme faire-valoir idéal.
Mais Isabelle ne sait pas que sa nouvelle « amie » n'est en fait que de location, et l'existence de Maude au sein de l'aristocratie repose entièrement sur sa capacité à garder ce lourd secret. Pourtant, plus elle en apprend sur Isabelle, et plus sa
loyauté envers la Comtesse est mise à l'épreuve. Et plus la tromperie dure dans le temps, plus Maude aura à perdre...

Ma note : 4,5/5


Mon avis : 

D'emblée je l'avais repéré à sa sortie et acquis dans la foulée. Un roman YA inspiré d'une nouvelle d’Émile Zola ne pouvait être que pour moi, surtout avec une aussi belle couverture. Tous les éléments étaient réunis pour créer un vrai coup de cœur. Sans conteste que la fameuse nouvelle, nous ait offerte à la fin du roman par les éditions Robert Laffont.
Tout d'abord, je vais évoquer (toujours en faisant attention aux spoilers) ce qui m'a plu dans cette histoire. La première raison et qui n'est absolument pas objective, est que l'héroïne quitte sa Bretagne natale pour éviter un mariage forcé. Forcément, dès qu'on évoque mon terroir, je fonds...

Par la suite, l'auteur nous plonge dans le Paris de la Belle Époque, et même si j'aurais voulu en savoir plus : descriptions, odeurs et ressentis... c'est déjà un beau voyage qu'elle nous offre, au travers de son héroïne Maude. Le récit est à la première personne, et il renforce le sentiment de solitude et de précarité lorsque Maude doit survivre sans-le-sou et sans référence à Paris. Comme la quatrième de couverture le présente, elle va croiser sur son chemin une annonce de travail, assez atypique, qui va désenchanter encore un peu plus sa vision du monde, mais en même temps renforcer sa foi en l'amitié, au prix de beaucoup d'erreurs.

Homo homini lupus et en l'occurrence ici, la femme est une terrible louve affamée, où aucune manipulation ou humiliation ne sera épargnée à une congénère ne faisant pas partie de sa caste et de son rang... Un repoussoir pour sa fille, pour soi-même, qu'importe tant qu'on est mis en valeur ;  tant que le rang de perle et les carrés de satins sont mis à côté de cascades de diamants et de robes aux soies époustouflantes. J'aurai aimé que l'auteur développe plus, le versant noir des cruautés vécues par ses collègues repoussoirs.

L'héroïne ne paraît pas avoir 16 ans, et on est vite plongé dans la vie d'une adulte avec ces soucis du lendemain. Une romance se profile dans le livre, mais malheureusement elle ne retient pas le lecteur, d'où le fait sans doute que cela a influencé mon impression finale et que ce très beau roman ne m'a provoqué le coup de cœur espéré. Quant à la fin du livre, elle m'a laissé un goût amer d'inachèvement...

Néanmoins, il s'agit un très beau livre YA qui se laisse lire, car la fluidité et la qualité de l'écriture sont présentes. L'histoire autour de l’héroïne et des personnages secondaires est addictive et se lit très vite.

Ps : j’ai pu lire des critiques concernant les erreurs de typo ou d’orthographe dans ce roman, je tenais à dire que dans chaque livre on en trouve… même chez les « grands primés ». Et cela n’affecte pas pour autant le fond de cette très belle histoire.